Mercredi 8 Mars 2006,
Tristesse ce matin en lisant la presse qui consacre sa manchette et les trois-quarts de la page à l’état dégradé du boulevard Victor-Hugo en titrant : « Le boulevard Victor-Hugo est une entrée de Ville bien déprimante ».
Je m’interroge.
Est-ce bien nécessaire d’injecter des motifs de « déprime » dans un grand public déjà largement touché par une morosité générale bien contemporaine ?
Je sais que l’article n’a pas été écrit dans cette intention mais est-il bien nécessaire de partager, au-delà des frontières communales, une image négative de la Ville dont je m’efforce, jour après jour, à la force du poignet d’une équipe volontariste, à redorer le blason ?
Cela apporte t-il quelque chose ?
Certainement pas les quelques millions d’euros nécessaires à la réhabilitation, aux contours complexes, de ce boulevard !
Je suis, bien sûr, éminemment conscient de l’état de dégradation (notamment des trottoirs) du boulevard, dont j’ai amorcé la réfection, dans sa partie haute, il a 4 ans.
Pour la partie comprise entre le Petit Paris et Sainte Lorette, la municipalité travaille sur un projet qui rencontre actuellement deux écueils :
- Les réseaux sous-terrains particulièrement vétustes et délabrés qui sont totalement à refaire, comme cela a été fait récemment (et excellemment) sur toute la longueur de l’avenue Sainte Lorette et du boulevard du jeu de Ballon.
- Le revêtement et les trottoirs qui, aujourd’hui, à la suite des couches successives de l’histoire, sont désormais trop élevés, provoquent des déversement d’eaux pluviales dans les habitations et nécessitent un « décroûtage » en profondeur et une réfection de grande lourdeur.
Cela mérite études, clés de financement partenariales qui, à ce jour, ne sont pas finlisées.
Ces problématiques amènent à gérer des calendriers et à traiter les dossiers qui sui sont prêts.
A-t-on, dans cet article, évoqué les nombreux et importants chantiers de voirie communale qui ont été lancés ( voir achevés) depuis quelques années (Antoine Maure, chemin de l’Orme, Capucins, Jeu de Ballon, chemin de l’Oratoire, route de la Marigarde, Moulin de Brun, chemin de la Délivrance, Sainte Lorette, etc…) ?
Paris ne s’est pas fait en un jour et Grasse, qui compte un réseau exceptionnellement développé de voirie de 200 km, n’échappe pas à la règle pour rattraper un retard en la matière.
Et alors que dire de l’avenue Henri Dunant, du chemin des Castors, du chemin des Parettes et de bien d’autres qui nécessitent une réfection et s’inscrivent, progressivement, dans le calendrier d’investissement de la Ville.
Il y aura toujours quelque chose de « pas encore fait » sur quoi on pourra pleurer.
Mais, est-ce bien utile ?
Sans rancune, Bien sûr !