Mon communiqué de presse sur La TOURACHE en ligne…
Communiqué de M. Jean-Pierre LELEUX, Maire de GRASSE.
Vendredi 20 Juillet 2007
La municipalité que je préside a été mise en cause dans une pleine page de l’édition de Nice Matin du 14 Juillet à propos des dossiers de la Tourache et de la Blaquière.
Le point de vue municipal, porté par mon adjoint délégué, Georges RAKOTOVAO, n’ayant pas été relaté dans cet article, je tiens à apporter au débat les éléments qui manquent à une analyse objective par les grassoises et les grassois :
Ø     Sur l’opération de « démolition-reconstruction » de la Tourache.
Cette opération, portée par le bailleur social, Azur Provence Habitat, présente, certes, quelques inconvénients temporaires, mais elle est une bonne action d’intérêt général dans la durée, tant sur le plan de la solidarité que sur le plan environnemental.
Il s’agit de démolir deux tours, construites dans les années 70, qui se sont fortement dégradées au cours des années. Edifiées avec les matériaux médiocres de l’époque - et bien que nos regards s’y soient désormais habitués – ces tours déparent le paysage de la colline des Aspres à Saint-Antoine. (Je n’ose d’ailleurs imaginer le tollé que je provoquerais en signant aujourd’hui, un permis de construire de deux tours identiques.)
Il est prévu en lieu et place de ces deux tours, de reconstruire une résidence de 126 logements sociaux modernes, intégrés dans le site, répartis en 6 petits bâtiments dont 28 villas en accession sociale à la propriété.
L’architecte et l’organisme bailleur social ont prévu une construction de Haute Qualité Environnementale notamment dans les cibles d’isolation thermique et phonique ainsi que du chauffage solaire.
Non seulement la future résidence sera intégrée harmonieusement dans le paysage mais le confort pour les familles sera amélioré. Par ailleurs, elle développera une offre supplémentaire d’une dizaine de logements locatifs sociaux dans le parc grassois mais aussi de 28 maisons de ville en accession sociale à la propriété, chainon manquant de la relance des parcours résidentiels, destinées en priorité aux locataires de la Tourache et aux locataires d’Azur Provence Habitat dans leur ensemble.
Sans oublier, que sur les 83 appartements de la « Rose de Mai », occupés par des habitants de la Tourache qui retourneront sur site seront mis à la disposition des ménages grassois demandeurs d’un logement.
Si le bailleur social laissait ces tours en l’état, elles deviendraient rapidement inaptes à un accueil décent des familles et s’installeraient dans une précarité croissante. Quand on bénéficie de l’aide de la collectivité pour disposer d’un logement, il faut avoir à l’esprit que la génération suivante a également le droit de pouvoir bénéficier de la même solidarité. Ce qui ne pourrait pas être le cas si on laissait les tours en l’état.
Il est vrai que la période transitoire, pendant l’opération « démolition-reconstruction », peut constituer une gêne pour les locataires. Je le comprends. Mais je tiens à préciser que tous les locataires se sont vus proposer des logements temporaires de très bonne qualité, notamment aux résidences « Roses de mai » qui viennent d’être construites.
Je précise également qu’une convention de relogement (signée conjointement par Monsieur le Sous-préfet, la Ville de Grasse, la Communauté d’agglomération du Pôle Azur Provence, le bailleur social « Azur Provence Habitat » et les deux associations de locataires existant alors) prévoit une indemnisation tout à fait raisonnable des locataires et, surtout, s’engage juridiquement dans une garantie de retour prioritaire sur le site de la Tourache après l’opération.
Dire, aujourd’hui, que les conditions de superficie d’appartements et de montants de loyers seraient légèrement différentes, après l’opération, cela est sans doute exact pour certains cas particuliers. Mais ces conditions restent encore plus favorables que celles auxquelles sont soumises les familles qui demandent un logement social aujourd’hui.
Et quand on sait qu’il y a, sur le territoire du Pôle Azur Provence, plus de 800 demandes de logements non satisfaites – et parfois pour des familles qui vivent à plusieurs dans une seule pièce- je pense qu’il serait décent de ne pas s’arc-bouter sur des positions égoïstes dans des « combats » d’un autre temps.
Quant à une éventuelle saisine du Préfet pour « enquêter sur la gestion municipale de ce dossier », je rappelle que non seulement Monsieur le Sous-préfet a signé la convention de relogement mais c’est Monsieur le Préfet qui a signé le permis de démolir.
Ø     Sur le problème des charges « espaces verts » de la Blaquière
Je tiens d’abord à préciser que le financement, par la Ville, de l’entretien des espaces verts de la Blaquière n’est en rien une obligation légale. Il résulte simplement d’engagements contractuels issus de deux accords historiques :
1°) le bail de 1977, entre la Ville de Grasse et le bailleur social (dénommé à l’époque « Société Grassoise d’HLM »), qui prévoyait l’entretien des espaces verts par les services municipaux sur certaines parcelles, en contrepartie du versement de 8 pour 1000 du montant des loyers.
2°) l’avenant à ce bail, délibéré et signé en 1988, qui renonçait à la redevance des 8/1000 des loyers (dont je suis en train de faire vérifier qu’ils ont bien été payés à l’époque) et prévoyait, de façon explicite et précise, une subvention communale de 280000 francs, destinée à alléger les charges des locataires. Cette subvention, dont le montant était indexé sur la moyenne des indices des graines et des plantes, est aujourd’hui de 77432 euros, ce qui correspond à 478848 Francs, et qui a été versé par la ville sur l’exercice concerné de 2006.
La ville a absolument respecté ses engagements.
La comptabilité d’Azur Provence Habitat fait apparaître que le coût réel de l’entretien des espaces verts s’est élevé, en 2006, à 96876 euros, ce qui est supérieur à la subvention de solidarité accordée par la ville. C’est donc la somme différentielle de 23944 euros que le bailleur social a répercuté sur les locataires et qui a engendré la hausse des charges constatée.
La FLAM, association de locataires, a vérifié ces charges le 17 avril 2007 et n’a relevé aucune anomalie. Elle s’est déclarée, au contraire, satisfaite du geste de solidarité fait par la ville de Grasse pour alléger les charges des locataires.
Les questions qui se posent, légitimement d’ailleurs, sur ce sujet de l’augmentation des charges, doivent être sereinement débattues entre la municipalité, le bailleur social et les locataires. Il n’est pas sain de polémiquer autour d’elles en vue de jeter un discrédit sur la gestion municipale. Il est, par ailleurs, difficile d’accepter qu’un geste de solidarité destiné aux habitants de la Blaquière se retourne contre elle alors qu’elle a scrupuleusement respecté ses engagements.
Ceci étant, je suis - et reste - attentif à cette augmentation de charges difficile à supporter pour les familles. Je me suis donc rapproché du bailleur social, Azur Provence Habitat, pour chercher ensemble une solution.
Pour 2007, l’intervention de la « régie de quartier », entreprise d’insertion qui donne de très bons résultats, permettra de ramener le coût d’entretien des espaces verts de la Blaquière en dessous du montant de la subvention municipale, supprimant ainsi cette ligne de charges constatée par les locataires en 2006.
      Jean Pierre LELEUX
      Maire de Grasse