C’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre le décès prématuré de mon ami et adjoint Michel Voynnet

Michel était un passionné de Rugby, un passionné de Sports en général, un passionné de la Vie.

Ce fut un adjoint aux Sports de grande qualité humaine, présent et charismatique. Encourageant sans limites les sportifs grassois.

C’est un enfant de Grasse qui nous quitte mais qui laisse dans notre cœur la force de son dévouement.

 Le Conseil Municipal se joint à moi pour adresser nos plus sincères condoléances à toute sa famille, sa compagne, sa fille et ses deux petits enfants.


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Comments ( 4 )

Le soir du 14 décembre, il était 20h39 lorsque le téléphone a sonné…
Toi, mon meilleur ami, mon frère de cœur, tu nous avais quitté dans la matinée !

Nous avions travaillé ensemble des années en Arabie et à Paris.
“Là-bas”, dans ce désert géographique et mental, il n’y a pas de place pour le non-dit, les chichis et la langue de bois. Notre indéfectible amitié est née dans cette solitude des mots et du coeur.

Tu voulais me faire aimer ta Provence et quelques lieux qui semblaient t’émouvoir, jusqu’à révéler cette part d’humanité et de tendresse que peu, je crois, ont eu le privilège de découvrir.

Désormais, je me sens très seul sans toi, vieux complice que j’aimais tant.
Tu me disais toujours que j’étais ton véritable ami, un frère de coeur.
Et moi je te croyais car je savais que cela venait de ta parole silencieuse.
Celle qu’il fallait d’abord mériter dans l’amour et la confiance avant de l’entendre…

Pour la première fois, je t’en veux Michel !
Car ça faisait quelque temps que je n’avais pas tant pleuré…

Sache Michel, qu’avoir été ton ami a été mon honneur…
Je reste ton frère de coeur pour toujours et un ami… bien seul désormais.
YG.

Yves G. (Val d'Oise) added these pithy words on déc 18 07 at 18:32

A bientôt Michel,
nous nous retrouverons un jour, je ne sais pas sous quelle forme, mais il il y a une vie après la vie.
Nous avons tous apprécié ton dévouement pour le sport à Grasse même si pour certains de nous ne te connaissions pas suffisament à titrre privé.

laporte added these pithy words on déc 19 07 at 21:45

Il restera de toi
Ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans les coffres rouillés.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur,
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d’autres germera…..
Tu vas nous manquer Michel…..

mYRIAm added these pithy words on déc 21 07 at 10:40

Michel,

La dernière date de ce matin : Elle a des alvéoles sous les bras !
Je t’imagine me répondre : A quel sein se vouer …

J’ai laissé mon esprit errer… Tu es un peu comme la reine des abeilles… Parti au firmament des libres penseurs, tu nous laisse là, nous, pauvres ouvrières, devant l’édifice de ta vie. Il va nous falloir du temps pour se rendre compte de toutes ces alvéoles qui vont désormais voler en éclats ! Tu rêvais secrètement d’un livre retraçant ta destinée. Nous aurons probablement à écrire chacun un chapitre, tellement tu étais riche, complexe, torve, paradoxal et simple à la fois.

Tu n’es pas résumable. Nous laisses-tu des rêves, comme le disait ton ami le Maire ? Moi pas. Tu me laisses de l’amertume et de la colère. De la tristesse. Telle que tu n’aurais jamais pu l’imaginer, toi qui cachait tes pudeurs derrière des saillies acerbes ou des jeux de mots minables…

J’espère que tu es bien arrivé là-haut. Dis moi que j’avais raison. Dis moi que la foi est la vérité. Fais moi un signe. Juste un. Un clin d’œil éternel. Pour me dire que tu nous vois, que tu rigoles de notre douleur, que tu jouis du froid que tu laisses. C’est la première course où tu es devant moi. C’et celle que je voulais que tu ne gagnes jamais.

Je t’imagine nous dire que la crise de foi, ce n’est pas bon pour la santé. C’est pourtant ce qui nous laisse debout. Alors, puisque j’y crois, je vais te rappeler un moment que tu m’as offert en août 90.

S’il y a désormais une chanson que je peux pas écouter sans créer une rivière, c’est la chanson de Gold « un peu plus près des étoiles… ». Ca t’amusait de me voir la chanter à tue tête, lorsque nous faisions de la moto, tête nue. C’était en Thaïlande, le pays du sourire.
« Ils parlent à demi-mots. A mi-chemin entre la vie et la mort ». On a failli mourir ce jour-là. Tu en ris encore. On a failli percuter un éléphant dans un virage au nord de Chiang Maï. Chang Dao. On a tourné à droite, parce que tu voulais voir si j’étais aussi Homme à défi. Après, longtemps après, tu m’as dit que certains de tes défis te faisaient peur. Là, tu m’as probablement aimé. De savoir que quelqu’un pouvait aussi s’enfoncer dans la jungle, sous la mousson violente, sur une piste défoncée. Là, tu t’es senti tellement vivant. Parce qu’on n’était plus rien. Je te revois, assis sur le pilotis de bois, noyé de boues rouges. Il n’y a plus de communication possible. Nous sommes loin de tout, 150 kilomètres et nous sautons hors de la civilisation. Tu vois cet homme, le seau plein de viscères, la femme et l’enfant, transi de froid qui nous sourit. Et je te vois apaisé : la vie vaut le coup d’être vécu car il reste des âmes nobles. On n’est plus dans les after parisiens, on est face à la vie. Tu m’as dit, ou plutôt non. Tu ne m’as rien dit. Tu m’as fait comprendre que je ne devais pas toucher au silence. Après, tu m’as parlé de cette extase que représentait pour toi la sublimation. Je revois tes yeux bleus que la mousson ne délavait pas. Je revois ce rictus de ton sourire, cachant à peine tes angoisses, lorsque la moto ne redémarrait pas. Je me souviens de ton aplomb qui masquait ta franche inquiétude de savoir si tu n’avais pas été trop loin. Tu aimais jouer avec le feu. Mystique ? sans aucun doute. Tu te ressourçais dans le dépouillement, pour briller sous les ors.
Je voulais juste t ‘écrire pour te parler de ce moment de félicité.

Y-a-ti-il du rugby là-haut ? T’es tu remis au sport ? Tu me parlais de ces matchs où vous vous tapiez la tête contre les murs avant la rencontre. Sauf, que pour nous, aujourd’hui, il n’y a pas de match….

VALLEE ERIC added these pithy words on déc 21 07 at 13:07

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