Responsabilités accrues, dossiers complexes, administrés ingrats : le « métier » de maire rural est de plus en plus difficile.

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«Il y a un seul service public qu’on est sûr de trouver dans les plus petites communes de France, c’est la mairie. Elle existe et existera toujours ! »

 A l’occasion de l’assemblée générale de l’Association des maires des A.-M., le ministre Christian Estrosi, premier magistrat de la plus grande ville azuréenne, a rendu hier hommage aux maires ruraux et je l’en remercie.

Sur les 163 communes du département, 70 ont moins de 500 habitants.

Dans ces collectivités, le maire est souvent un homme (ou une femme) seul qui doit être aussi juriste et gestionnaire. « Parce qu’aujourd’hui, le droit envahit tout, même dans les plus petites communes », explique Jean-Paul David, maire de Guillaumes et président des maires ruraux.

Fini le temps où on pouvait gérer un village à la bonne franquette. « Même les processions sont réglementées parce qu’elles ont lieu sur la voie publique. » Le « métier » prend donc de plus en plus de temps pour des indemnités souvent peu élevées.

Reste le prestige de la fonction ? Même pas. Rattrapé par la société de consommation, l’édile a perdu de son aura. « Souvent, l’administré se considère plus comme client que citoyen.

Il faut lutter contre la montée de l’individualisme. »


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